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La logistique souterraine : un sous-sol peut en cacher un autre





La logistique urbaine est une urgence pour les centres-villes. En effet, les livraisons impactent la ville en participant à la congestion et à la pollution.
Pour mieux organiser les villes, il est nécessaire d’équiper les territoires urbains de nombreux espaces logistiques de proximité. Ces espaces sont approvisionnés par des modes massifiés, souvent des véhicules poids-lourds et permettront la livraison des cœurs de ville en mode doux : vélos cargo, petits véhicules électriques ou au GNV.


D’autre part, les enseignes de distribution souvent installées dans les retail parks de périphérie, s’intéressent de plus en plus aux habitants des centres-villes des métropoles, qui ne sont pas tous motorisés ou hésitent à utiliser fréquemment leur voiture. Des enseignes telles que BUT, Ikea, Boulanger, Decathlon ou Leroy Merlin innovent en créant dans les centres villes des espaces plus petits, en format « City », qui s’apparentent de plus en plus souvent à des showrooms. Certains, comme E. Leclerc, font le choix d’espaces de retrait de type « drive piéton ».

Les clients urbains, souvent jeunes et hyperconnectés, commandent dans les magasins ou sur Internet et choisissent alors de recevoir les articles chez eux ou dans un point de proximité. Pour réaliser ces opérations, les sites logistiques de proximité sont une nécessité.
La rareté du foncier dans les agglomérations et le coût de l’immobilier imposent d’être imaginatif sur les solutions. Parmi celles-ci, l’utilisation des sous-sols pour la logistique constitue une opportunité.

Le quartier de La Défense disposerait ainsi de 45 000 m² de sous-sols inexploités. De nombreux projets sont apparus, bars branchés, espaces d’exposition, data center. La logistique urbaine pourra aussi, espérons-le, y trouver sa place.

Dans les grandes villes, de nombreux espaces souterrains sont mal exploités ou à l’abandon. A tel point que la ville de Paris s’y est intéressée en lançant un appel à projet concernant 31 sites souterrains délaissés : des anciennes stations-services, stations de métro inutilisées, parcs de stationnement ou tunnels.

Sogaris est lauréat de la transformation et de l’exploitation du parc de stationnement du Grenier-Saint-Lazare, dans le cœur de Paris, afin de réaliser des espaces de stockage de proximité pour les commerçants. Sogaris a aussi été choisi pour transformer une ancienne station-service Porte de Champerret en Espace Logistique de Proximité.

Mais au-delà des initiatives publiques, de nombreuses opportunités existent dans des parcs de stationnement privés, souvent partiellement disponibles.
Une récente exposition au Pavillon de l’Arsenal a montré les opportunités de 135 parkings et garages parisiens, souvent privés. Nombre d’entre eux possèdent des surfaces souterraines peu exploitées.

Les contraintes pour la logistique urbaine sont toutefois multiples : hauteur pour l’approvisionnement en véhicules massifiés, manutention, conditions de travail en sous-sol, sécurité. Ces espaces, même soumis à de fortes contraintes, restent convoités.

Chronopost exploite depuis 2005 un espace de 950 m² sous la Place de la Concorde. La situation lui permet de livrer une partie de Paris en véhicules électriques. Certains livreurs peuvent même partir à pied avec un chariot pour livrer des colis sur les Champs-Elysées ! Ce modèle d’exploitation en sous-sol a été étendu à d’autres sites, comme celui de Beaugrenelle.

Les commerces des grandes villes sont depuis toujours habitués à utiliser les sous-sols pour des réserves de stockage. Le cas des magasins Undiz machine va plus loin en approvisionnant les rayons par tubes à partir d’un espace de préparation de commandes en sous-sol.

Mais les sous-sols des grandes villes disposent aussi de multiples opportunités en lien avec les réseaux de métro. Cela peut consister à créer dans les stations des petits espaces pour le retrait ou l’expédition de colis, à y héberger des consignes automatiques, voire à utiliser les réseaux de transport de passagers aux heures creuses pour y insérer des chariots de transport de colis.

Là aussi, l’infrastructure en souterrain impose de nombreuses contraintes, mais présente de grands avantages, en lien avec la mobilité des personnes.
Le projet de livraison en souterrain le plus abouti est probablement celui du consortium suisse Cargo Sous Terrain, qui prévoit à partir de 2030 un réseau complet de 500 kilomètres de tunnel reliant les principales villes du pays entre elles, avec 80 points de collecte. Ce projet, d’une grande ambition, a déjà levé une première tranche de 100 millions CHF pour l’amorçage du premier tronçon. Les principaux groupes de distribution et de logistique suisses sont impliqués dans ce projet futuriste.

Réalité ou opportunité ? Les sous-sols des grandes villes apportent des solutions de proximité pour optimiser les flux.
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