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L'intelligence artificielle dans les métiers de la supply chain et de la logistique

Robotiser des tâches fixes et répétitives, comme on le voit dans une chaîne industrielle, est probablement plus simple que pour des opérations logistiques qui évoluent quotidiennement. Toutefois, les évolutions lors des dernières années montrent que la logistique est sur la voie de la robotisation.


 
Amazon a 45 000 robots dans ses différents entrepôts (les Kiva). Il s’agit de robots qui déplacent les étagères vers les opérateurs. Cette technologie « Goods-To-Man » est promise à un grand avenir. Elle permet de réduire les déplacements des opérateurs de préparation et donc la pénibilité. Nous voyons le même type de technologie en France avec Scallog.
 
Les robots Kiva dans les entrepôts Amazon
 
On voit apparaître des entrepôts de grande distribution (Leclerc ou Intermarché) qui robotisent le picking au colis. Auparavant, nous connaissions les transtockeurs qui géraient des palettes. Maintenant, cela concerne le picking au colis, là aussi une tâche assez pénible du fait du poids et de la manutention.
 
L’étape suivante, sur laquelle travaille Amazon, est un robot de prélèvement des articles. Il s’agit d’un bras articulé qui ressemble à ceux que nous voyons dans l’industrie.
 
On voit aussi apparaître des expériences sur des modèles très prometteurs pour des plates-formes logistiques : drônes d’inventaires, robots de surveillance, robots d’aide à la préparation des tournées de livraison.
 
La robotisation permet de réduire la pénibilité, de mieux absorber les pics d’activités, mais aussi de réduire le coût logistique.
 
Les entrepôts robotisés de la grande distribution affichent des taux d’emplois plus bas. La France, qui affiche un coût du travail élevé, constitue un terrain favorable pour la robotisation.
 
Sur le plan immobilier, il semble que nous allions vers une meilleure utilisation de la hauteur, peut-être également des constructions en plus grande hauteur. Construire plus haut, c’est certes réaliser des immeubles moins flexibles, mais cela correspond à une meilleure utilisation du foncier. Il y a donc un élément environnemental.
 
La robotisation aura également pour impact une obsolescence accélérée de certains entrepôts anciens. Il est en effet nécessaire de disposer d’un sol impeccable, de hauteur.
 
La mécanisation et l’automatisation restent le schéma général dans les plates-formes logistiques. Nous retrouvons des installations mécanisées de préparation de commandes, de tri de commandes. L’emballage est de plus en plus automatisé avec des machines de plus en plus performantes. Nous retrouvons aussi cela dans l’aide au déchargement ou chargement des véhicules. Ce n’est pas totalement nouveau mais nous constatons une accélération.
Nous voyons aussi cela dans les domaines de la palettisation ou dépalettisation. C’est par exemple le cas de ce qui est expérimenté par FM Logistics.
 
La robotisation, c’est l’étape ultérieure. Pour parler de robot, il faut une certaine « intelligence » ou réaction à des situations extérieures. C’est l’étape ultime. Nous n’en sommes qu’aux balbutiements de la robotisation dans la logistique mais la voie est indiquée.
 
Nous commençons à entrevoir cette évolution dans la livraison, avec les premiers robots de livraison de colis et véhicules autonomes.


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Photo : droits réservés EOL

 
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